Le Pardon

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Je viens de tomber sur cette citation de Nelson Mandela.
Mon premier réflexe est de soupirer un « haaa oui…ben oui! ha bon!? ». 
Je passe à autre chose entre bougies et Bach et m’allonge avec cette tension dans le corps que je connais si bien. « Mais!?! »… »Oui d’accord »… « Mais…heu !?! »

Grosso modo je vois bien le processus global qui est protecteur en soi et qui cherche à nous préserver; Je rigole même jaunement de toutes ces fois où je suis retournée vers celui ou celle qui m’a mise à terre; Et pour être honnête, il y en a même qui s’emploient à revenir pour nous mettre à terre dès qu’ils sentent que nous nous sentons mieux! C’est inconscient off course! mais c’est là et c’est pas jouissif du tout!.Mais….et oui, mais.
Le « mais » vient de ce que je permets. Alors ok Nelson, là n’est pas le sujet! et je suis tout a fait d’accord. Mais n’est ce pas un sujet intéressant?!
Bref.
Ce que je souhaiterais partager avec toi mon cher Nelson, c’est cette notion de Pardon. Je la maîtrise probablement très mal puisque,encore aujourd’hui, je me bats les patouilles entre pardon et acceptation et que parfois, cela me prends beaucoup de temps à clarifier ce qui revient à l’un ou à l’autre.
Toujours est-il, vois tu, que je garde cet espoir que nous pouvons tous changer. J’ai probablement mis des gens à terre comme tu dis, mais jamais cela n’a été voulu ou préméditer ou que sais je encore! Ça a été. Entre inconscience, inconsistance, ignorance, croyance…j’ai crée cette douleur malgré moi. Pourtant, avec le temps, je suis heureuse d’être pardonnée et acceptée avec mes failles….je suis donc gratifiante que certaines personnes
me pardonnent. Ainsi, lorsqu’une personne qui « m’a mise à terre » revient avec un Pardon véritable*, je trouve dommage de ne pas ouvrir la porte et de renforcer cette croyance, tellement figée. Permettre à l’autre de se dire. Se permettre une interprétation erronée…et ainsi libérer de l’espace dans nos corps, tenter d’alimenter ce qu’il y a de vivant et aimant en nous plutôt que nous enfermer dans nos certitudes.

C’est un processus merveilleux qui permet de comprendre nos blessures, ce qui a été touché mais c’est aussi un indicateur prometteur de nos limites à connaître et apprendre ainsi à mieux nous écouter et nous préserver à l’avenir pour éviter une décision catégorique. Un tremplin efficace pour plus de discernement.
Alors oui. C’est très questionnant, bien évidemment,
et je n’ai pas les réponses, mais tout ce qui est radical me rend fébrile et je crois que tout se mesure et s’apprécie selon nos particularités et notre histoire. Ainsi, même si la colère est parfois constructive, Stp, Nelson, ne mettons pas de côté cette grandeur d’âme qui est de savoir se faire pardonner, se pardonner à soi même et de pardonner en retour.

*pardon véritable: oui, le « véritable » semble appartenir à tout un chacun…je crois que nous le sentons dans le corps, il y a un mouvement, une véracité qui ne nous trompe pas. C’est ce moment précieux où les mots respirent le plein, l’authenticité, le plus jamais ça…

 

 

 

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