Psychotraumatisme et danse thérapie

Les conséquences d’un évènement traumatique viennent impacter considérablement la vie de la personne et de son entourage. Il y a un « avant » l’évènement avec une sensation de rester prisonnier.e de ce temps et un « après » qui reste nébuleux, telle une errance, un flottement. Les reviviscences font intrusion dans le présent et nous ramènent malgré nous dans nos corps de souffrance. On ne se sent ni tout à fait là, ni tout à fait ailleurs, ni tout à fait dedans, ni tout à fait dehors. Le temps se dilue et nous prive de notre plus belle nourriture: le sentiment de sécurité.
L’expérience qui est insurmontable est clivée, fragmentée, l’ensemble de nos systèmes se vivent indépendamment et sans capacité de régulation. C’est une dérégulation généralisée qui touche tous nos systèmes ( neuronal, physiologique, émotionnel et corporel ).
Sans accompagnement spécifique, la personne se fige dans des automatismes dévastateurs qui la coupent de son corps, d’elle même et de l’autre.
Le corps devient ici la spécificité des personnes souffrant d’un Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT), il est à la fois le symptôme et la solution. Le corps a enregistré le danger mais la conscience persiste à nier.

Avec la danse thérapie nous ouvrons à un accompagnement centré sur le corps et la psyché, l’espace, le temps et les rythmes mais aussi au besoin indispensable de (re)mise en lien, porté par la dynamique de groupe. En retrouvant les fondamentaux qui nourrissent notre sécurité de base, nous modifions le paysage sensoriel interne et nous permettons au corps d’engrammer de nouvelles réponses motrices.
« L’acte de danser est une invitation à s’impliquer totalement grâce à la respiration, au mouvement, à la voix, à la parole et à la production de formes corporelles, pour augmenter son potentiel de réalisation et devenir soi même » Laura Sheelen.
C’est un des plus beaux espace d’expression où nous pouvons redéfinir nos contours et l’ensemble de nos limites en réapprenant à voyager entre soi et l’autre, entre son espace intime et l’espace qui nous entoure. Nous revisitons notre espace interne grâce à l’ensemble de nos tissus et nous libérons des émotions et des mémoires jusque là figées. L’acte de symboliser ces vécus corporels viendront étayer le processus d’intégration, gageure d’une meilleure régulation globale.

Journée type:
9H- 12H30: Proposition expérientielle
12H30- 13H30: Pause
13H30-18H: Analyse de pratique et éléments théoriques

L’approfondissement de cette formation est uniquement ouverte aux personnes ayants suivies la formation initiale. Elle aura lieu du 13 au 15 février 2027.
Elle s’inscrit dans un feed-back nécessaire au regard de vos pratiques professionnelles et permettra de renforcer vos connaissances en psychotraumatisme.
Nos pratiques corporelles s’inspireront de vos analyses cliniques.

Pré-requis
Ces modules de formation s’adressent à tous les professionnels de la relation d’aide engageant une médiation corporelle. Un entretien téléphonique préalable est nécessaire afin de valider votre inscription.

Tarifs:
Individuel/ Auto-entreprise: Possibilité de régler en plusieurs fois
Session I: 450€
Session II: 350€
Institutions/ Associations: sur devis

Ces formations proposent des outils spécifiques de médiation par le mouvement et la danse, en complément d’une formation initiale dans le domaine de la relation d’aide, du soin, de l’éducation ou de la santé. Toute pratique thérapeutique relève de la responsabilité du parcours professionnel et de la formation académique initiale du participant.

Aussi, chaque stagiaire est responsable de son itinéraire de formation et de son implication personnelle, en étant conscient qu’il s’agit d’une formation et non d’une thérapie. Le stagiaire s’engage entre autres à informer la formatrice de l’existence de handicap, de problèmes médicaux ou psychiatriques et/ou de la prise de médications de nature à interférer avec ce type de formation de manière à pouvoir proposer des solutions adaptées à leur situation. J’invite chaque stagiaire à prévoir le soutien dont il pourrait avoir besoin après la formation.

Crédit photo: Nahia Garat