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Danse thérapie et expression de soi

Il s’agit de l’extrait de l’article.

« A travers la danse que j’enseigne, j’entends rendre cet art accessible au plus grand nombre, favoriser les rencontres entre les personnes, qu’elles soient en situation de handicap, retraitées, addictes, réfugiées, hors cadres…

Retrouver confiance en soi, se (ré)approprier son corps, lâcher prise le temps d’une séance, tout en intégrant les multiples bénéfices psycho-corporels de cette pratique, sont autant d’éléments qui m’encouragent à développer une danse « démocratique » aux antipodes de la notion de performance.
A mes yeux, la danse (et toute autre forme de spectacle vivant), est un échappatoire, un concentré de bonheur, un sas, dans « l’ici et maintenant », source d’inspiration et de motivation. C’est une pratique fédératrice et intergénérationnelle que je souhaite partager et notamment offrir à ceux qui n’y ont pas ou peu accès. » 

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Danser

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« Danser.

Je ne sais pas très bien à quoi cela tient un danseur. Pourquoi ni comment quelque chose en soi résiste au-delà de tout, au-delà des soucis d’argent, de la solitude, du sentiment d’incompréhension et d’inutilité qui parfois submerge, de la vanité de toute cette énergie consacrée à témoigner d’une certaine vision du monde, d’une exigence ou plutôt d’une soif qui exige en soi. Je ne sais pas. Je sais seulement que je ne peux faire autrement, parce que autrement pour moi, c’est mourir. Or, j’ai choisi la vie.

Je comprends si bien comment par lassitude ou épuisement, les uns après les autres abandonnent et se replient vers l’ordre de la mort. Je connais cet harassement et ce dégoût de la répétition qui vient sans cesse interroger la qualité de notre exigence et de notre dignité d’homme. Et pourtant, ce sont ces intimes fatigues qui vous conduisent progressivement vers la nudité nécessaire à partir de laquelle le vivant peut nous habiter.

Humblement, il m’arrive de perdre courage. Cependant la danse me redresse et me tient. C’est l’unique façon que j’ai de ne pas complètement échouer à tenir cette promesse qu’est la vie, témoignant ainsi de cet absolu à notre portée qui est celui non pas seulement d’être heureux, mais vivant.

Vous parlez comme quelqu’un qui a survécu à un traumatisme et vit uniquement pour témoigner m’a dit un jour un médecin.

Je témoigne de cet absolu, n’en finissant pas de survivre à ce traumatisme qu’est le monde. L’absence de sécurité intérieure où j’ai perpétuellement vécu, m’a « contrainte » à tisser cet incroyable espace spirituel qu’est la danse, où je peux m’en libérer .

Elle m’a permis de me construire sur mes propres ruines dont chaque fragment m’appartient. Je suis entrée dans le plaisir intense d’accéder à ma propre vérité. Je sais désormais à quel point la vérité rend heureux et que chercher la sienne c’est aussi dévoiler celle des autres.

Danser seul me donne la légitimité d’être.

Je n’en ai aucune autre.

Cette part inaltérable en moi, personne ne peut la posséder, y compris moi même, elle m’ouvre un accès continuel à la connaissance qui est, à mes yeux, un autre nom de l’amour »

Lorette Nobercourt (ici, le verbe « danser » vient remplacer le sien qui est « écrire »)

Danse petit homme, danse

Danse petit homme, danse

« L’appel de ton âme »

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Il a passé ses 25° années en colère. Non celle sourde, prête à sortir au moindre dérapage, mais celle explosive, vivace et bien visible. Son corps est bien fait, homogène, sportif mais il le trahit très vite au moindre sentiment d’injustice et…tout est injustice. Ainsi il se crispe, se ferme, son visage se tend et se transforme, ses yeux sont méconnaissables et révèlent un étranger. Sur un acte anodin pour certains, c’est toute son histoire qui est prête à exploser, il n’est que haine et incohérence. Pourtant, au creux de lui, c’est tout a fait logique, il en est convaincu, il est en train de vivre une injustice et comment ne pas la dénoncer !? Qui le ferait? Nous ne devons pas rester ainsi impassible sous prétexte de conduites bienséantes !! Il en est persuadé. Son attitude est juste. Justifiée. Justifiable.

Parfois, il ne se l’explique pas lui même. C’est une tension envahissante qui prend tout son être et plus rien ni personne ne peut l’arrêter. La colère gronde et doit sortir, pas d’autre issue possible. Des interstices ça et là, des bribes de conscience qui lui soufflent qu’il va trop loin, mais le mal est plus fort, le mal a raison de lui, c’est au-delà de la raison et de toute forme de compréhension, c’est inscrit dans le corps, c’est réactivé, c’est inévitable. Il souhaite se venger du monde et surtout de lui même.

Il en a vaguement conscience et se conforte dans une sorte de déni. Il est fort. Il n’a pas besoin de psy. Il a lu quelque part qu’on peut être « résilient » et c’est ce qu’il choisit.

Il passe ses 1°années à tout casser, tout détruire. Le monde matériel mais aussi les relations qui veulent prendre soin de lui. Il a une histoire qui tient la route, une sacrée histoire qu’il ne cesse de proclamer haut et fort pour qu’on s’occupe de lui, qu’on s’attendrisse, qu’on l’excuse ; une histoire qui justifie ses pétages de plombs, ses colères et ses violences.

Il se perd dans la drogue, il se perd dans le mensonge, il ne voit pas qu’il manipule, il ne voit pas qu’il terrorise, il ne voit pas qu’il se détruit, il ne voit pas le mal crée, il a une histoire qui tient la route, une histoire qui tient la route, une histoire qui tient la route… et qui dit sa souffrance, c’est suffisant. Il a été une victime et il le restera, cela lui semble plus confortable que de regarder un peu mieux, différemment, au fond de soi ; que de soulever le couvercle en mode cocotte minute et d’opérer une déconstruction. Avanti !

Son allure sportive et ce groove qu’il a naturellement en lui, attirent les yeux de chorégraphes qui croisent son chemin. « Vous êtes danseur ? » – « Non pas du tout ! » – « Ha bon ? Vous devriez essayer, il y a quelque chose…en tous cas, lorsque ça sortira, il y aura quelque chose » – « ha »

Ça et juste Ça, cet échange, est une agression pour lui. De toute façon, tout devient très vite intrusif. « Non mais je rêve ! Il m’a vu !? Moi, danseur ! Et puis quoi encore ! j’ai que ça à foutre de ma vie ! Danser ! »

Il ne tient pas en place.

Il a faim de neuf, de mouvement permanent, de rencontre. Lui ce qu’il souhaite, c’est se barrer de Babylone et basta ! Il croit fermement que quitter ce pays lui ôtera cette colère qui gronde et qui se réveille à tous les coins de rue. Tous ces systèmes, toutes ces incohérences, ce sentiment d’enfermement, tout ce béton, il n’en veut plus ; Il a soif de voyage et d’espace, soif de marcher pieds nus et de se réveiller dans tous les jardins du monde. Il ne pense qu’à quitter, il ne pense qu’à fuir, s’oublier dans les plaisirs de la vie abusivement et vivre tous ses rêves dans un élan dangereux de Carpediem à outrance.

Il s’offre de nombreuses années d’exil, tout semble plus simple, moins angoissant, il se sent à sa place, enfin.

Tous ces pays répondent à ses rêves malsains de voyeurisme. Il prend ses 1° claques « occidentales » et chacune de ses rencontres le rend de plus en plus minuscule. Qu’a-t-il besoin de découvrir, de voir absolument là bas ? Cette soif de dépaysement l’écœure. Il se doit de revisiter ses motivations et donner un sens à ses voyages. Il a le goût des autres et des itinéraires. Il se sent aimanté par tous ces destins de vie, ces histoires improbables qui viennent se greffer à la sienne : Qui est-il ? A quoi cela tient-il d’être naît ici ou là ?

Il est absorbé par les cultures, leurs rituels de danse tantôt qui célèbrent tantôt qui permettent un exutoire. La danse et la musique sont omniprésentes dans chacun des pays qu’il traverse. Il sent la vie qui circule à nouveau en lui, il sent cet apaisement dans le corps où chacune de ses cellules vibrent le son lointain de ses racines. Il y a dans ces moments de vie un cadeau inestimable, celui de lui offrir du sens à sa présence, ici sur cette terre. Il sent pour une fois, cet endroit où apaisement et évidence sont possibles.

L’orgueil le ronge, la peur le tient, l’étau se referme peu à peu et son personnage tient de moins en moins la route, mais dans un élan surhumain, il maintient le cap ! Il préfère dépenser une énergie magnifique à paraître, ça en est bluffant. Il oublie très vite ce que la musique et la danse lui procurent et préfère retomber dans ses vieux schémas qui nourrissent la victime qu’il est. Non. Il ne sait pas nourrir le beau. On ne lui a pas appris.

Pourtant, il se laisse emmener dans un cours de danse africaine par son amie. Pour une fois, il ne bataille pas ; pour une fois, il range son personnage réac’. Il a certes envie de lui faire plaisir mais le fait qu’il y ait des percussions en live éveille sa curiosité.

Il est de ces moments où l’on se sent happé par une force qui nous dépasse et qui semble nous gouverner. Il apprendra avec la danse qu’on appelle cela « l’intuition ».

La rencontre se fait. Enfin.

Il n’est plus spectateur, il est dans le mouvement ; il laisse son corps se mouvoir au rythme des percussions, sensation de ne plus rien contrôler et de toujours avoir su. Son visage irradie comme jamais, il prend conscience de ses zygomatiques, de son souffle, de ce cœur qui bat la chamade, de ce sol, là, sous ses pieds. Il s’est beaucoup drogué et connaît bien ces états d’extases, mais là, ce qu’il vit, est procuré par le seul son du tambour et de son corps dansant. Il ressent une déchirure au niveau de son thorax, il ne peut retenir ses larmes de joie et de douleur. Il a mal partout, il court vomir de ce trop plein. Les autres n’existent plus pour une fois. Ce qu’ils peuvent penser lui passe au dessus pour une fois. Tout est plus fort pour une fois.

Il a toujours eu cette sensation de marcher à côté de son corps, de flotter au dessus du sol. Il était très au fait de son apparence physique, des formes qui semblaient plaire mais il n’avait jamais ressenti si fortement la vie puissante de ses tissus, l’existence de ses os, la contraction de ses muscles. Il n’avait jamais mesurer la vie en lui, qu’il y avait tout un monde, là aussi, pas uniquement un monde extérieur qui dicte ses pas. Il réalise qu’il peut lui même déclencher cette molécule du plaisir. En dansant, il se réapproprie son corps, il apaise sa tête qui tourne à plein régime, il a une raison d’être. Alors, secrètement, il fait un vœu et se fait la promesse d’apprendre et comprendre les rouages de ce merveilleux véhicule, non pour devenir danseur professionnel, il est trop tard pour cela, mais il sent que sa thérapie passera par là. Sa colère gronde à nouveau de cette rencontre nécessaire tardive…Comment cela est-il possible ? Pourquoi nous couper de tout tout le temps ? Quel est le sens de cette course folle vers l’éternité ? Cette fuite en avant de notre propre mortalité ?

La danse le rend vivant. La danse l’ancre, prometteuse pourtant d’extases.

Il sait que la nature et ses éléments lui donnent des réponses. Il sent que la danse sera un outil précieux de son existence, et à présent qu’elle lui a permis de retirer le couvercle, il sait qu’il doit apprendre à faire face à ses émotions. Les identifier, les libérer et les transformer. Il sait qu’il doit donc apprendre la patience et que la danse sera son meilleure alliée.

Le corps ne triche pas. Le corps est notre mémoire, notre présent ; il est porteur de message pour un avenir aligné et authentique.

Ainsi, telle une rencontre qui nous révèle, la danse est venue appuyer sur ses impatiences, ses résistances, ses démons, sa colère, sa rage, son inauthenticité, ses intransigeances, ses excès, ses dépendances, ses violences, ses mensonges, ses manipulations, sa dépression, ses somatisations, ses fuites, ses irresponsabilités, ses immaturités, ses pleures, ses peurs…bref…toute son humanité qu’il a passé tant d’années à enterrer parce que jugée trop ou pas assez ceci ou cela. La danse est venue mettre un coup de pied dans son armure, cette carapace inutile ; La danse est venue révéler un homme dans ses valeurs oubliées en le sommant d’être loyal, authentique, responsable, mature, entier, bienveillant, aimant et surtout d’oublier toutes ses vilaines certitudes…Déconstruire, apprendre à désapprendre, sortir de ce rôle si confortable de victime et se découvrir autonome et responsable, créateur de sa vie.

C’est un processus long, sans fin, mais la danse sera toujours là. Il a appris à écouter son corps. Il a appris à affiner cette écoute précieuse et à se laisser guider. Grâce au mouvement, il a pu entamer le processus de la guérison et affronter ses propres démons, revoir son histoire ; qu’elle soit révélatrice ou guérisseuse, la danse l’aide à porter un nouveau regard et à éclairer les angles morts.

Il n’a plus peur. Il est.

Le Pardon

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Je viens de tomber sur cette citation de Nelson Mandela.
Mon premier réflexe est de soupirer un « haaa oui…ben oui! ha bon!? ». 
Je passe à autre chose entre bougies et Bach et m’allonge avec cette tension dans le corps que je connais si bien. « Mais!?! »… »Oui d’accord »… « Mais…heu !?! »

Grosso modo je vois bien le processus global qui est protecteur en soi et qui cherche à nous préserver; Je rigole même jaunement de toutes ces fois où je suis retournée vers celui ou celle qui m’a mise à terre; Et pour être honnête, il y en a même qui s’emploient à revenir pour nous mettre à terre dès qu’ils sentent que nous nous sentons mieux! C’est inconscient off course! mais c’est là et c’est pas jouissif du tout!.Mais….et oui, mais.
Le « mais » vient de ce que je permets. Alors ok Nelson, là n’est pas le sujet! et je suis tout a fait d’accord. Mais n’est ce pas un sujet intéressant?!
Bref.
Ce que je souhaiterais partager avec toi mon cher Nelson, c’est cette notion de Pardon. Je la maîtrise probablement très mal puisque,encore aujourd’hui, je me bats les patouilles entre pardon et acceptation et que parfois, cela me prends beaucoup de temps à clarifier ce qui revient à l’un ou à l’autre.
Toujours est-il, vois tu, que je garde cet espoir que nous pouvons tous changer. J’ai probablement mis des gens à terre comme tu dis, mais jamais cela n’a été voulu ou préméditer ou que sais je encore! Ça a été. Entre inconscience, inconsistance, ignorance, croyance…j’ai crée cette douleur malgré moi. Pourtant, avec le temps, je suis heureuse d’être pardonnée et acceptée avec mes failles….je suis donc gratifiante que certaines personnes
me pardonnent. Ainsi, lorsqu’une personne qui « m’a mise à terre » revient avec un Pardon véritable*, je trouve dommage de ne pas ouvrir la porte et de renforcer cette croyance, tellement figée. Permettre à l’autre de se dire. Se permettre une interprétation erronée…et ainsi libérer de l’espace dans nos corps, tenter d’alimenter ce qu’il y a de vivant et aimant en nous plutôt que nous enfermer dans nos certitudes.

C’est un processus merveilleux qui permet de comprendre nos blessures, ce qui a été touché mais c’est aussi un indicateur prometteur de nos limites à connaître et apprendre ainsi à mieux nous écouter et nous préserver à l’avenir pour éviter une décision catégorique. Un tremplin efficace pour plus de discernement.
Alors oui. C’est très questionnant, bien évidemment,
et je n’ai pas les réponses, mais tout ce qui est radical me rend fébrile et je crois que tout se mesure et s’apprécie selon nos particularités et notre histoire. Ainsi, même si la colère est parfois constructive, Stp, Nelson, ne mettons pas de côté cette grandeur d’âme qui est de savoir se faire pardonner, se pardonner à soi même et de pardonner en retour.

*pardon véritable: oui, le « véritable » semble appartenir à tout un chacun…je crois que nous le sentons dans le corps, il y a un mouvement, une véracité qui ne nous trompe pas. C’est ce moment précieux où les mots respirent le plein, l’authenticité, le plus jamais ça…

 

 

 

L’énergie créatrice

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« Si tu ressens de la peur, crée.
Si tu te sens triste, en colère ou perdue, crée.
Si tu es heureuse, crée.
Si tu reçois une inspiration, crée.
L’énergie créatrice te permet de transformer n’importe quelle situation. Dans un élan premier, tu exprimes ton monde intérieur, tes émotions, puis l’alchimie s’opère, du chaos naît la forme, tes incertitudes deviennent clarté. Les couleurs, les formes, les choix te surprennent. La matière te révèle ton identité profonde. »

Terre de Louve

Espace intermédiaire

Transition détachement renoncement nécessaire deuil profond changement nettoyage tri âme à nue s’acclimater assimiler désarroi tournant tremplin libérateur vague de la transformation tempête idéale bulle d’enfermement…Une fermeture qui ne va pas sans ouverture et dont nous seuls détenons les clés.

« Un espace pour devenir conscient des mouvements de guérison que ce soit en nous ou dans le collectif » 

Le-funambule-©-Sylvie-Huet

L’espace transitionnel, l’espace intermédiaire…le trait d’union entre le moment du choc et celui de l’acceptation…un inconfort qui marque nos premiers pas vers l’intégration…cadeau de Dame Expérience.
Cet espace pour aller vers un nouvel espace; Cet espace où nous sommes sans réponses et où seule notre intuition guide nos pas…une des façons de devenir plus sensorielle et affiner toujours, l’écoute de notre corps; Un moment privilégié que l’on tisse avec les voix de notre âme. Que crie notre âme? Que nous dit elle? Dans quel endroit de mon corps trouve t-elle refuge? Ne nous invite t-elle pas à créer, créer plus d’harmonie, créer plus d’équilibre et ainsi plus de joie?
C’est un espace riche, entre renoncements nécessaires des certitudes/croyances erronées ou limitantes et la naissance de prises de conscience ; Or, à ce moment là, si nous savons, nous ne pouvons pas forcément.
Le corps se fige, il digère et transmute. C’est inconfortable et douloureux.
A ce moment là, seule ma foi en l’impermanence nourrit mes parts blessées et seul un retour au corps et à la matière me permet de tenir.
La danse nourrit mes impatiences, la danse affine ma conscience corporelle et m’ouvre ce formidable espace du non-agir…parce que mon corps ne me trompe pas, non, il ne triche pas; parce que mon corps a toujours su et qu’il est le seul à pouvoir me dire ce qui est juste et bon pour moi; parce que mon corps est le témoin du temps présent.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est en lui que je trouve refuge. Aujourd’hui, plus que jamais, je le laisse m’indiquer les voies de la guérison.

Engrammer la joie

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Le ventre, les frissons dans le dos, la cage thoracique avec mon coeur, les larmes au bord des yeux…🌸
Engrammer la joie et mémoriser en conscience les parties de mon corps qui s’éveillent et qui font « Wahouuuu »💥 à la réception d’un cadeau précieux;
Se laisser envelopper par les mots bienveillants de ceux qui me voient chaque jour et qui m’aiment pour ce que je suis et se souvenir de l’endroit du corps où ça fait « Wahouuuu »💥
Merci au Gem Bizi Berria pour ce moment de partage subtil et saisissant qui me rappelle un peu plus de la nécessité de valoriser le beau qui sommeille et rayonne en chacun de nous❤️. Le valoriser et nous dire…

Équilibre

La voie du milieu …

« Situations où les forces en présence sont égales ou telles qu’aucunes ne surpassent les autres »(Wikipédia)…

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C’est aussi la rencontre avec tous les possibles, où l’un ne peut exister sans l’autre et où l’un revalorise l’autre. Danser avec le tambour et danser avec les bols; danser la terre et l’eau, la (re)naissance et la mort; danser ma joie et ma tristesse…danser ce qui est et laisser mon corps prendre les commandes afin d’équilibrer un mental trop présent et/ou des émotions trop envahissantes…et trouver dans la danse le parfait trait d’union prometteur d’équilibre. Avec le mouvement, mon corps se fait le gardien du juste et me propose de vivre pleinement mes polarités en les faisant exister ensemble sans chercher à en condamner/ focaliser tantôt une, tantôt une autre. Je remercie un peu plus chaque jour cette permission d’être que la danse m’offre…
Dansons, dansons, dansons…❤…laissons le corps nous dire, laissons le nous révéler.