Les déclics qui font pshiiiiiiiiiiit….

« Ces parts de soi longtemps restées dans l’ombre et qui explosent en pleine lumière »

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C’est un détail. Un moment quasi imperceptible, une fulgurance, un rien qui dit tout. Le percevoir est un cadeau hors norme, quant à le vivre…

Il y a ce moment où tu danses et il y a ce moment où la danse te traverse. C’est le moment où tout s’embrase, comme si ton corps était coupé en deux au départ et qu’enfin, à ce moment là, tu lui permettais cette réunion, cette incroyable unification.

C’est comme si une part était retenue dans ses croyances limitantes, ses peurs liées au regard de l’autre, au jugement que l’on porte sur soi, cette part exigeante qui empêche et retient…à toutes ces barrières enfouies, parfois inconscientes et pourtant bien réelles ; tandis qu’une autre part, se voudrait, aspirerait à…, souhaiterait…On la ressent mais on ne l’éprouve pas. Non pas encore. Alors on poursuit le chemin de l’exploration sans trop savoir où le chemin nous mène mais convaincue qu’il faut le suivre. Incessant va et vient entre contrôle et voix critiques et cet idéal parfois caressé, subrepticement. Le corps sait, le corps se danse, le corps est danse.

Puis…

Puis…puis c’est là. Le déclic qui fait « pshiiiit »…C’est presque déjà passé. Insaisissable. Une fulgurance. Mais ça y est, ça s’est passé, c’est inscrit dans mon corps. A un moment je n’aspire plus à…et je ne suis plus limitée par….Mon corps a repris ses droits, le mouvement a eu raison de toutes ces parts enfouies au fond et en surface de moi, il s’est fait l’unificateur ultime, il m’a permis d’être et me libère. Une des danseuses de l’atelier du samedi m’a un jour écrit : « Je suis toujours bluffée d’explorer cette plage incroyable de liberté qui est offert et que je m’octroie. Des facettes, des parts de soi qui émergent (…) ces parts de soi longtemps restées dans l’ombre et qui explosent en pleine lumière »

Il y a l’espace de liberté offert par la danse et il y a ce changement qui s’opère dans le corps.

En tant qu’accompagnatrice, assister à cet instant là se passe de mots. Les frissons me saisissent, je souris avec béatitude et remercie encore et encore la magie accessible grâce au mouvement. C’est visible dans le corps de la personne, comme si le mouvement offrait une respiration mais ça l’est tout autant sur les visages des personnes. Les masques tombent. Nous n’existons plus. Fluidité et véracité s’inscrivent dans l’espace et nous enveloppent malgré nos propres résistances.

Je clôture une session de 5 séances de 2h en danse thérapie auprès des personnes en souffrance psychique et avant de faire « pshiiit », des tensions peuvent apparaître dans les corps, la salle se charge d’elle même d’une énergie différente ; corps en transition, corps en digestion, corps qui se remplissent de nouvelles informations et sensations, ni agréables ni désagréables…Accueil et résistance s’affrontent et puis..pshiiiiit…l’espace de création s’ouvre et tout devient possible.

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