L’appel de ton âme

« Peut être n’y a t-il pas de hasard ? Peut être que par manque de vigilance et de rigueur tu es inattentive à tout ce qui s’écrit dans ta vie. Peut être est ce cela que tu dois améliorer, ta vigilance et la qualité de ton regard, une autre dimension de toi »

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Extrait d’un dialogue inspiré des écrits de Lorette Nobécourt, Philippe Besson et Scott Peck…Croyons en nos rêves et affinons l’écoute de notre âme et de notre corps qui savent🙏🦋

« A : Je ne sais pas si chacun finit par affronter un jour l’horreur qu’il porte en lui mais si l’on a cette chance cela modifie l’être en profondeur et plus rien ensuite n’est tout a fait pareil.
…Tu ne peux pas changer si tu n’es pas réellement menacé(e)

C : trop de transformations !

A : Ta souffrance n’est elle pas la manifestation d’une vérité ? Tiens, tu devrais remercier ceux qui t’ont fait souffrir, grâce à eux tu grandis

C : Je sens que je vais crever ou (re)naître
Je n’ai jamais senti de façon aussi aiguë l’importance de mes choix, je dois sortir de l’aveuglement

A : A une certaine heure de sa vie il faut savoir sauter dans le vide, c’est la seule façon de savoir si tu peux voler

C : Avancer sans filet…dis moi, à quel moment ai je endossé ce rôle ? Regarde les efforts désespérés pour y adhérer ! Le briser ? Je n’ai plus le choix, je suis au pied du mur, ne peux plus faire semblant, comment faire pour passer de la surface à la profondeur ?

A : Plus on est vrai, plus on devient irréel(le)

C : Je ne suis pas en phase. Jamais. Toujours. Ce que le monde nomme folie, désordre, dysfonctionnement, j’y vois la vie. Dois je me contenter d’un confort douillet, d’une existence sans aspérité, sans consistance ?

A : Si tu triches avec toi même tu renonces à tout

C : Je suis terrifiée. Seule une folle peut choisir une telle voie, mais je sens là, au plus profond de moi que c’est ce que je dois faire…même si cela veut dire être en désaccord avec l’ordre établi, je dois être moi. M’autoriser à vivre…je fais ce choix là. J’ai la naïveté de croire que la vie est une aventure osée ou rien du tout.
…J’ai fui l’abandon, la solitude, la mort et je dois de nouveau leur faire face.
Vivre au jour le jour…CARPEDIEM !!!…Boris (référence à Cyrulnik) où es tu ?
Comprendre…quelle douceur pourtant de se tenir au bord du gouffre…le mensonge qui permet d’échapper à soi même…tu comprends ?

A : oui

C : Ça me rattrape , je dois ouvrir les yeux, je suis désespérée, quels mauvais choix ai je fait ? Je n’ai rien accompli. Comment une vie peut elle se déliter si vite ? Je ne suis pas à ma place. Mais où est elle ?
…je suis fragile mais c’est ma force. J’accède à des immensités que les autres ignorent, ces espaces sur lesquels le monde repose qui réclament d’être dévoilés. Merveilleux ou infernaux.

A : Peut être n’y a t-il pas de hasard ? Peut être que par manque de vigilance et de rigueur tu es inattentive à tout ce qui s’écrit dans ta vie. Peut être est ce cela que tu dois améliorer, ta vigilance et la qualité de ton regard, une autre dimension de toi.
Tu souffres, ton acuité au monde est décuplée elle te permet de voir ce que tu ne verrais  en état de plaisir permanent.

Quand le corps reprend ses droits, les mots s’écrasent

Saisie cette voie avant que tout ne se referme et surtout, oui surtout, n’oublie pas que tout se transforme »

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Danser

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« Danser.

Je ne sais pas très bien à quoi cela tient un danseur. Pourquoi ni comment quelque chose en soi résiste au-delà de tout, au-delà des soucis d’argent, de la solitude, du sentiment d’incompréhension et d’inutilité qui parfois submerge, de la vanité de toute cette énergie consacrée à témoigner d’une certaine vision du monde, d’une exigence ou plutôt d’une soif qui exige en soi. Je ne sais pas. Je sais seulement que je ne peux faire autrement, parce que autrement pour moi, c’est mourir. Or, j’ai choisi la vie.

Je comprends si bien comment par lassitude ou épuisement, les uns après les autres abandonnent et se replient vers l’ordre de la mort. Je connais cet harassement et ce dégoût de la répétition qui vient sans cesse interroger la qualité de notre exigence et de notre dignité d’homme. Et pourtant, ce sont ces intimes fatigues qui vous conduisent progressivement vers la nudité nécessaire à partir de laquelle le vivant peut nous habiter.

Humblement, il m’arrive de perdre courage. Cependant la danse me redresse et me tient. C’est l’unique façon que j’ai de ne pas complètement échouer à tenir cette promesse qu’est la vie, témoignant ainsi de cet absolu à notre portée qui est celui non pas seulement d’être heureux, mais vivant.

Vous parlez comme quelqu’un qui a survécu à un traumatisme et vit uniquement pour témoigner m’a dit un jour un médecin.

Je témoigne de cet absolu, n’en finissant pas de survivre à ce traumatisme qu’est le monde. L’absence de sécurité intérieure où j’ai perpétuellement vécu, m’a « contrainte » à tisser cet incroyable espace spirituel qu’est la danse, où je peux m’en libérer .

Elle m’a permis de me construire sur mes propres ruines dont chaque fragment m’appartient. Je suis entrée dans le plaisir intense d’accéder à ma propre vérité. Je sais désormais à quel point la vérité rend heureux et que chercher la sienne c’est aussi dévoiler celle des autres.

Danser seul me donne la légitimité d’être.

Je n’en ai aucune autre.

Cette part inaltérable en moi, personne ne peut la posséder, y compris moi même, elle m’ouvre un accès continuel à la connaissance qui est, à mes yeux, un autre nom de l’amour »

Lorette Nobercourt (ici, le verbe « danser » vient remplacer le sien qui est « écrire »)

Le Pardon

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Je viens de tomber sur cette citation de Nelson Mandela.
Mon premier réflexe est de soupirer un « haaa oui…ben oui! ha bon!? ». 
Je passe à autre chose entre bougies et Bach et m’allonge avec cette tension dans le corps que je connais si bien. « Mais!?! »… »Oui d’accord »… « Mais…heu !?! »

Grosso modo je vois bien le processus global qui est protecteur en soi et qui cherche à nous préserver; Je rigole même jaunement de toutes ces fois où je suis retournée vers celui ou celle qui m’a mise à terre; Et pour être honnête, il y en a même qui s’emploient à revenir pour nous mettre à terre dès qu’ils sentent que nous nous sentons mieux! C’est inconscient off course! mais c’est là et c’est pas jouissif du tout!.Mais….et oui, mais.
Le « mais » vient de ce que je permets. Alors ok Nelson, là n’est pas le sujet! et je suis tout a fait d’accord. Mais n’est ce pas un sujet intéressant?!
Bref.
Ce que je souhaiterais partager avec toi mon cher Nelson, c’est cette notion de Pardon. Je la maîtrise probablement très mal puisque,encore aujourd’hui, je me bats les patouilles entre pardon et acceptation et que parfois, cela me prends beaucoup de temps à clarifier ce qui revient à l’un ou à l’autre.
Toujours est-il, vois tu, que je garde cet espoir que nous pouvons tous changer. J’ai probablement mis des gens à terre comme tu dis, mais jamais cela n’a été voulu ou préméditer ou que sais je encore! Ça a été. Entre inconscience, inconsistance, ignorance, croyance…j’ai crée cette douleur malgré moi. Pourtant, avec le temps, je suis heureuse d’être pardonnée et acceptée avec mes failles….je suis donc gratifiante que certaines personnes
me pardonnent. Ainsi, lorsqu’une personne qui « m’a mise à terre » revient avec un Pardon véritable*, je trouve dommage de ne pas ouvrir la porte et de renforcer cette croyance, tellement figée. Permettre à l’autre de se dire. Se permettre une interprétation erronée…et ainsi libérer de l’espace dans nos corps, tenter d’alimenter ce qu’il y a de vivant et aimant en nous plutôt que nous enfermer dans nos certitudes.

C’est un processus merveilleux qui permet de comprendre nos blessures, ce qui a été touché mais c’est aussi un indicateur prometteur de nos limites à connaître et apprendre ainsi à mieux nous écouter et nous préserver à l’avenir pour éviter une décision catégorique. Un tremplin efficace pour plus de discernement.
Alors oui. C’est très questionnant, bien évidemment,
et je n’ai pas les réponses, mais tout ce qui est radical me rend fébrile et je crois que tout se mesure et s’apprécie selon nos particularités et notre histoire. Ainsi, même si la colère est parfois constructive, Stp, Nelson, ne mettons pas de côté cette grandeur d’âme qui est de savoir se faire pardonner, se pardonner à soi même et de pardonner en retour.

*pardon véritable: oui, le « véritable » semble appartenir à tout un chacun…je crois que nous le sentons dans le corps, il y a un mouvement, une véracité qui ne nous trompe pas. C’est ce moment précieux où les mots respirent le plein, l’authenticité, le plus jamais ça…

 

 

 

L’énergie créatrice

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« Si tu ressens de la peur, crée.
Si tu te sens triste, en colère ou perdue, crée.
Si tu es heureuse, crée.
Si tu reçois une inspiration, crée.
L’énergie créatrice te permet de transformer n’importe quelle situation. Dans un élan premier, tu exprimes ton monde intérieur, tes émotions, puis l’alchimie s’opère, du chaos naît la forme, tes incertitudes deviennent clarté. Les couleurs, les formes, les choix te surprennent. La matière te révèle ton identité profonde. »

Terre de Louve

Espace intermédiaire

Transition détachement renoncement nécessaire deuil profond changement nettoyage tri âme à nue s’acclimater assimiler désarroi tournant tremplin libérateur vague de la transformation tempête idéale bulle d’enfermement…Une fermeture qui ne va pas sans ouverture et dont nous seuls détenons les clés.

« Un espace pour devenir conscient des mouvements de guérison que ce soit en nous ou dans le collectif » 

Le-funambule-©-Sylvie-Huet

L’espace transitionnel, l’espace intermédiaire…le trait d’union entre le moment du choc et celui de l’acceptation…un inconfort qui marque nos premiers pas vers l’intégration…cadeau de Dame Expérience.
Cet espace pour aller vers un nouvel espace; Cet espace où nous sommes sans réponses et où seule notre intuition guide nos pas…une des façons de devenir plus sensorielle et affiner toujours, l’écoute de notre corps; Un moment privilégié que l’on tisse avec les voix de notre âme. Que crie notre âme? Que nous dit elle? Dans quel endroit de mon corps trouve t-elle refuge? Ne nous invite t-elle pas à créer, créer plus d’harmonie, créer plus d’équilibre et ainsi plus de joie?
C’est un espace riche, entre renoncements nécessaires des certitudes/croyances erronées ou limitantes et la naissance de prises de conscience ; Or, à ce moment là, si nous savons, nous ne pouvons pas forcément.
Le corps se fige, il digère et transmute. C’est inconfortable et douloureux.
A ce moment là, seule ma foi en l’impermanence nourrit mes parts blessées et seul un retour au corps et à la matière me permet de tenir.
La danse nourrit mes impatiences, la danse affine ma conscience corporelle et m’ouvre ce formidable espace du non-agir…parce que mon corps ne me trompe pas, non, il ne triche pas; parce que mon corps a toujours su et qu’il est le seul à pouvoir me dire ce qui est juste et bon pour moi; parce que mon corps est le témoin du temps présent.
Aujourd’hui, plus que jamais, c’est en lui que je trouve refuge. Aujourd’hui, plus que jamais, je le laisse m’indiquer les voies de la guérison.

Engrammer la joie

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Le ventre, les frissons dans le dos, la cage thoracique avec mon coeur, les larmes au bord des yeux…🌸
Engrammer la joie et mémoriser en conscience les parties de mon corps qui s’éveillent et qui font « Wahouuuu »💥 à la réception d’un cadeau précieux;
Se laisser envelopper par les mots bienveillants de ceux qui me voient chaque jour et qui m’aiment pour ce que je suis et se souvenir de l’endroit du corps où ça fait « Wahouuuu »💥
Merci au Gem Bizi Berria pour ce moment de partage subtil et saisissant qui me rappelle un peu plus de la nécessité de valoriser le beau qui sommeille et rayonne en chacun de nous❤️. Le valoriser et nous dire…

Équilibre

La voie du milieu …

« Situations où les forces en présence sont égales ou telles qu’aucunes ne surpassent les autres »(Wikipédia)…

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C’est aussi la rencontre avec tous les possibles, où l’un ne peut exister sans l’autre et où l’un revalorise l’autre. Danser avec le tambour et danser avec les bols; danser la terre et l’eau, la (re)naissance et la mort; danser ma joie et ma tristesse…danser ce qui est et laisser mon corps prendre les commandes afin d’équilibrer un mental trop présent et/ou des émotions trop envahissantes…et trouver dans la danse le parfait trait d’union prometteur d’équilibre. Avec le mouvement, mon corps se fait le gardien du juste et me propose de vivre pleinement mes polarités en les faisant exister ensemble sans chercher à en condamner/ focaliser tantôt une, tantôt une autre. Je remercie un peu plus chaque jour cette permission d’être que la danse m’offre…
Dansons, dansons, dansons…❤…laissons le corps nous dire, laissons le nous révéler.